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Après un état des lieux des populations de Millet printanier scabre (Milium vernale M.Bieb. subsp. scabrum (Rich.) K.Richt) en Pays de la Loire réalisé en 2019, le Conservatoire botanique a rédigé un Plan de conservation régional en faveur de la préservation de cette espèce qui doit faire face à une situation fragile pour une grande partie de ses stations, en particulier en Anjou. La réussite de ce plan, dont la mise en oeuvre débute en 2021, repose sur l'implication de nombreux acteurs.

 

 

Description de la plante

Petite graminée annuelle très discrète, le Millet printanier scabre (Milium vernale M.Bieb. subsp. scabrum (Rich.) K.Richt., 1890) a été découvert pour la première fois en France dans les Deux-Sèvres en 1789 par Aubert Dupetit-Thouars dans les bois bordant le Thouet aux environs de Thouars (Préaubert, 1928).

« Annuel. Chaume de 6 pouces, droit, garni d’une à deux feuilles très courtes ; feuilles radicales petites. Fleurs vertes ou violettes, disposées en panicule étroite. Toute la plante est chargée d’aspérités qui la rendent rude au toucher. Fleurit en avril, mai. »

Il appartient à un groupe de plantes proches morphologiquement d’une grande proximité rendant la taxonomie complexe : ainsi sa définition est fluctuante au cours du temps et est susceptible d’évoluer encore avec l’avancée de la connaissance. Ceci ne remet cependant pas en cause l’enjeu patrimonial fort que représente cette plante pour la région des Pays de la Loire et sa responsabilité nationale en termes de conservation.
 
En France, la plante a une répartition centrée essentiellement sur 6 départements situés sur le littoral atlantique et dans le centre-ouest, dont le Maine-et-Loire et la Vendée. Sur ces 2 départements de notre territoire d'intervention, elle a pu être observée sur 42 localités.

Elle pousse en plaine (0- 200 m) au sein des pelouses sèches ouvertes, sur sols sablonneux ou fortement filtrants, et en bords de chemins, talus ou fossés.

 

Statuts de menace et protection

  • Le Millet printanier scabre est considéré comme « quasi menacé » sur la Liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine.
  • L’espèce est également inscrite à l’annexe 1 de la Liste rouge armoricaine portant sur les taxons considérés comme rares dans tout le Massif Armoricain ou subissant une menace généralement très forte (Magnanon, 1993).
  • Il a été évalué « données déficientes » sur la Liste rouge de la flore vasculaire des Pays de la Loire, faute d’assez de connaissances sur les populations régionales pour attribuer une cotation fiable (Dortel et al., 2015).
  • La plante est protégée en région Pays de la Loire.

 

Objectifs

L’état des lieux des populations de Millet printanier scabre en Pays de la Loire met en évidence une situation très fragile pour une grande partie des stations connues, plus particulièrement en Anjou où les menaces de destruction ou de détérioration des habitats sont importantes. Une prise en compte de la présence de cette plante rare en France et en Europe, et pour laquelle la région à une forte responsabilité, est urgente.

Ce Plan de conservation identifie les actions à mettre en œuvre en faveur de la prise en compte du Millet printanier scabre et de la préservation de ses populations régionales :

  • Mesures d’information, de sensibilisation et de prise en compte de l’espèce
  • Mesures de sauvegarde des populations existantes : renforcer la protection des sites, mise en place de mesures de gestion appropriées
  • Mesures visant à améliorer les connaissances : contribuer à la connaissance taxonomique du groupe de Millium vernale, consulter les herbiers régionaux, améliorer la connaissance des communautés végétales abritant le Millet printanier scabre, préciser les usages actuels et passés des sites en contexte de culture, contribuer à mieux connaitre la biologie du taxon
  • Suivi des populations
  • Mesures de conservation ex situ
  • Développement de partenariats 

> Télécharger le Plan de conservation en faveur du Millet printanier scabre en Pays de la Loire

 

Partenaires

  • DREAL Pays de la Loire
  • Région Pays de la Loire
  • Office national des forêts
  • Conseils départementaux de Vendée et du Maine-et-Loire
  • Communes d’Alonnes, de Brain-sur-Allonnes, de Mazé, de Beaufort-en-Vallée et de Doué-la-Fontaine
  • Communauté de communes du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
  • Communauté d’agglomération Saumur Val de Loire
  • Parc naturel régional Loire Anjou Touraine

 

Contact

Cécile Mesnage
Conservatoire botanique national de Brest
Antenne Pays de la Loire
Chargée d'études flore et habitats
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Entre 2019 et 2020, le Conservatoire a évalué la responsabilité de la Bretagne et des sites Natura 2000 pour la conservation des habitats d’intérêt communautaire. Ce travail, répondant à un besoin exprimé par la DREAL et les chargés de mission Natura 2000, devrait aider à évaluer et prioriser les actions de gestion tant au niveau local qu'au niveau régional. Il repose sur des connaissances acquises ces vingt dernières années par le Conservatoire et permet de replacer la responsabilité de la région dans un cadre national et européen.

 

Contexte

Le Conservatoire botanique est partenaire du réseau Natura 2000 breton depuis le début des années 2000 :

  • il accompagne les acteurs du réseau (encadrement technique et méthodologique des cartographies d'habitats, réalisation de synthèses régionales, aide à la mise en place de suivis et de la gestion...),
  • il collecte et mutualise les connaissances sur les végétations et les habitats des sites (cartographies, relevés de végétation…).

Pour répondre aux besoins d'évaluer et de prioriser les enjeux de conservation des habitats d'intérêt communautaire, le Conservatoire botanique s'est engagé dans un travail d’analyse et de synthèse. Les résultats s'adressent en premier lieu à la DREAL et aux chargés de mission Natura 2000 qui rédigent ou révisent les documents d'objectifs (DocOb) relatifs à chaque site. Ils serviront de base à des analyses plus fines faisant appel à des connaissances locales, notamment pour mieux évaluer la valeur patrimoniale de chaque habitat au sein de chaque site Natura 2000.

Un dispositif mutualisé et régional de cartographie des habitats • Cette synthèse est rendue possible grâce à un dispositif d'harmonisation des travaux de cartographie des habitats dans les sites Natura 2000 mise en place dès le début des années 2000 par le Conservatoire botanique avec le soutien de la DREAL Bretagne. Aujourd'hui, étendu aux Espaces naturels sensibles d'Ille-et-Vilaine et du Finistère ainsi qu'aux Réserves naturelles, il se fonde sur une méthode, des outils et des référentiels communs. Ainsi le Conservatoire botanique forme les personnes chargées de la collecte des données. Les données suivent ensuite un processus de validation avant d'être agrégées dans la BIG Habitats, une base de données mutualisée.

> Retrouvez la localisation des cartographies réalisées pour les sites Natura 2000 dans notre catalogue de données.

 

Méthode

La méthode d'évaluation appliquée en Bretagne s’inspire de travaux menés dans les régions Languedoc-Roussillon, PACA et Picardie. Après des premiers tests, elle a été formalisée et appliquée à l’ensemble des sites Natura 2000 de Bretagne.

Elle propose une évaluation de chaque habitat grâce à 3 indicateurs :

  • responsabilité de la Bretagne pour la conservation de l’habitat,
  • responsabilité du site Natura 2000 pour la conservation de l’habitat,
  • enjeu patrimonial de l’habitat au sein du site Natura 2000.

La responsabilité de la région ou du site Natura 2000 est qualifiée selon 5 niveaux : mineure, modérée, élevée, très élevée et majeure.

L’évaluation de la responsabilité fait appel aux données :

 

Résultats

La responsabilité de la Bretagne et des sites Natura 2000 est forte pour la conservation de nombreux habitats :

  • 46 habitats d’intérêt communautaire sont présents en Bretagne,
  • pour 15 d'entre eux, la Bretagne possède une responsabilité très élevée à majeure : il s’agit notamment de nombreux habitats côtiers,
  • 2 habitats ne sont présents en France qu'en Bretagne, où ils sont rares et localisés : les habitats "Tourbières de couverture (*tourbières actives seulement)" (UE 7130) et "Vieilles chênaies des îles Britanniques à Ilex et Blechnum" (UE 91A0),
  • plusieurs sites Natura 2000 ont un rôle important pour la conservation de certains habitats d’intérêt communautaire à l’échelle régionale, nationale ou européenne. Il s’agit le plus souvent de sites de taille importante hébergeant des grandes surfaces de ces habitats comme :
    • le site Natura 2000 "Belle-île-en-Mer" qui a une responsabilité jugée majeure pour la conservation de l’habitat "Landes sèches atlantiques littorales à Erica vagans" (UE 4040) et très élevée pour l’habitat "Falaises avec végétation des côtes atlantiques et baltiques" (UE 1230),
    • le site "Baie du Mont Saint-Michel" qui a une responsabilité jugée majeure pour la conservation de l’habitat "Prés-salés atlantiques (Glauco-Puccinellietalia maritimae)" (UE 1330).
       

 

Perspectives

Ce travail est basé sur les données les plus récentes disponibles mais reste tributaire de l’état actuel des connaissances qui est parfois encore lacunaire pour certains habitats. Les résultats dépendent également de la qualité des cartographies existantes qui peut parfois être inégale d’un site à l’autre. Cette évaluation est ainsi amenée à évoluer dans les années à venir au fur et à mesure de l’avancée des connaissances sur les habitats d’intérêt communautaire et leur répartition en Bretagne.

 

Partenaire

 

Contact

Vincent Colasse
Conservatoire botanique national de Brest
Antenne Bretagne
Chargé d'études flore et habitats
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Rapport - Responsabilité biologique pour la conservation des habitats d’intérêt communautaire terrestres et d’eau douce en Bretagne (2020)

Rapport - Bilan des connaissances sur les habitats d’intérêt communautaire terrestres et d’eau douce en Bretagne (2015)

Directive Habitats-Faune-Flore (1992)

Les Characées sont des algues des eaux douces et saumâtres. Ces plantes, encore peu étudiées à l’heure actuelle, jouent un rôle d’indicateur biologique des milieux aquatiques. Le Conservatoire botanique national de Brest et le Syndicat mixte des espaces littoraux de la Manche (SyMEL) lancent, autour de cette famille méconnue, un programme de connaissance et d’appui pour la gestion des mares des dunes de la côte ouest du Cotentin.

Contexte

Bien que reconnus au travers de la directive européenne Habitat-Faune-Flore comme un élément important du patrimoine naturel, les herbiers à Characées sont méconnus et l’état des connaissances est très insatisfaisant. Leur détermination nécessite des compétences particulières et peu de botanistes s’y sont intéressés. Or ces espèces jouent un rôle écologique important dans de nombreux écosystèmes aquatiques terrestres et peuvent apporter des indications précises sur la qualité physico-chimique des eaux et sur la dynamique globale des pièces d’eaux.

Après une première session de formation et quelques inventaires ponctuels réalisés par le Conservatoire botanique sur ce groupe d’espèces, plusieurs partenaires gestionnaires se sont intéressés à ces plantes et à leurs intérêts en termes d’indicateurs de suivi pertinents pour certains milieux aquatiques. Ainsi le SYMEL, gestionnaires d'espaces littoraux dans lesquels les pannes (mares plus ou moins temporaires) sont nombreuses, a proposé un programme sur les Characées en étroite collaboration avec le Conservatoire botanique. Ce programme rentre dans le cadre d'un appel à projet de la Région Normandie en faveur de la biodiversité d’ici fin 2021.

Zoom sur les Characées

Les Characées sont des algues évoluées, observables dans les eaux douces et parfois saumâtres. Cette famille comprend 7 genres et environ 400 espèces, dont une quarantaine en France métropolitaine, représentés principalement par les genres Chara et Nitella.

Ce sont des espèces fondatrices des écosystèmes aquatiques. Souvent premières à coloniser le milieu, elles permettent la fixation des éléments fins, organiques et minéraux, et clarifient ainsi l’eau d’une mare. Leur présence favorise la colonisation des plantes aquatiques supérieures.

Les herbiers constitués par ces espèces constituent des zones refuge pour la faune aquatique et la ponte des amphibiens et odonates. Ils sont aussi une ressource alimentaire pour certains oiseaux d’eau notamment des Anatidés.

Les écologues utilisent les Characées comme bio-indicateurs pour évaluer la qualité des eaux de surface. L’absence ou la présence de certaines espèces permet ainsi de déterminer la qualité physico-chimique de l'eau.

30 espèces ont été actuellement dénombrées en Normandie ce qui correspond à près de 70% des espèces connues en France.

En grande majorité liées à des eaux de bonne qualité physico-chimique et comme la plupart des espèces de zones humides, elles sont menacées par l’eutrophisation, la dégradation et la destruction des zones humides. Il s’agit donc d’espèces, pour la plupart rares et menacées.

Objectifs du programme

  • Améliorer la la connaissance sur les Characées dans la Manche.
  • Former des naturalistes et gestionnaires à leur reconnaissance.
  • Inventorier les Characées d’un échantillon diversifié et représentatif des mares littorales.
  • Analyser des communautés à Characées en corrélation avec le type de mares, l’hydrologie, les types de gestions (historiques ou récentes)...
  • Proposer de nouveaux outils d’évaluation de l’état de conservation des habitats aquatiques afin de suivre ces milieux naturels fragiles et rares.
Dans l'avenir • Ce programme aujourd'hui limité à la Manche à vocation à s'étendre sur l'ensemble de la Normandie.

Partenaires financiers

          

Contact

Timothée Prey
Chargée d'étude flore et habitats
Antenne Normandie-Caen
Conservatoire botanique national de Brest
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Les Conservatoires botaniques nationaux de Bailleul et de Brest ont réalisé en 2019-2020 une synthèse sur les données de plantes vasculaires à l'échelle de la Normandie. Cette synthèse produit une analyse sur la qualité, l'hétérogénéité et l'ancienneté des données et des indicateurs sur le végétal normand.

On entend par plantes vasculaires : les plantes à fleurs, les conifères et les fougères.

Objectifs

  • Etat des lieux de la connaissance à l'échelle de la région et des 5 départements
  • Etat des lieux du nombre d'espèces présentes à l'échelle de la région et des 5 départements
Sources • Cette analyse repose sur Calluna, la base de données développée par le Conservatoire de Brest pour centraliser les données floristiques de l'Ouest de la France, et Digitale 2, la base de données développée par le Conservatoire de Bailleul pour centraliser les données floristiques du Nord de la France.

Ce qu'il faut retenir

La diversité des habitats et des conditions bioclimatiques permet à la Normandie de conserver une richesse floristique indigène tout à fait honorable et tout particulièrement originale, en particulier pour les espèces endémiques ou en limite d’aire de répartition.

Cette richesse est répartie de façon hétérogène, les secteurs les plus riches, à préserver en priorité, correspondent aux secteurs diversifiés sur les plans géologiques, géomorphologiques et microclimatiques : les vallées de la Seine et de l’Eure, le littoral de la côte ouest de la Manche, les Marais du Cotentin, le Perche ornais et l’axe de la vallée de l’Orne.

Toutefois, cette synthèse met en lumière des disparités de pressions d’inventaires. Si certains départements bénéficient d'informations contemporaines d’autres n’en sont pas encore pourvus ; sachant qu'au bout de 20 ans, une donnée est considérée comme ancienne, les données des différents départements ne seront bientôt plus comparables.

Dans le cas de moyens suffisants et de protocoles appropriés pour le mettre à jour, le suivi chronologique de cette richesse spécifique pourrait être un indicateur parmi d’autres de l’évolution de la biodiversité régionale.

Chiffres clés

  • 1 308 074 données de plantes contemporaines
  • 1 856 plantes à fleurs et fougères observées en Normandie depuis 2000
  • 1 406 espèces indigènes, soit 30% de la flore métropolitaine, dont
    • 4 endémiques
    • 30 protégées
    • 49 menacées ou quasi menacées

 

Partenaires

Contact

Catherine Zambettakis
Déléguée régionale
Antenne Normandie-Caen
Conservatoire botanique national de Brest
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L’étude des dynamiques des végétations, par le biais de la phytosociologie paysagère, permet de mieux comprendre l’organisation des végétations au sein des paysages, dans l’espace et dans le temps. Elle est ainsi très utile pour objectiver, hiérarchiser et évaluer l'efficacité des choix de gestion dans les espaces naturels. Ce type d'étude intéresse de plus en plus les partenaires du Conservatoire à l'image du Département d'Ille-et-Vilaine qui a sollicité l'établissement en 2018 pour travailler sur le marais de Gannedel.

Contexte

Carte des Espaces naturels sensibles d'Ille-et-VilaineDepuis les années 1970, l’étude des dynamiques des végétations, par le biais de la phytosociologie paysagère, a suscité un intérêt croissant en France et en Europe. Mais, si les études relatives au paysage végétal se sont multipliées en Europe depuis la fin du 20e siècle, de tels travaux restent peu nombreux sur le territoire français.

Le programme national CarHAB de cartographie des habitats terrestres, lancé par le ministère en charge de l’Écologie depuis 2011, a permis de mener plusieurs travaux expérimentaux et ainsi d’améliorer les connaissances sur la répartition et les trajectoires dynamiques des végétations. En parallèle, en Bretagne, une attente forte des acteurs du territoire est remontée au Conservatoire concernant l’étude des potentialités d’évolution des végétations à court et moyen termes. Entre 2013 et 2017, un Contrat Nature de la Région Bretagne a ainsi permis de proposer et de tester des méthodes d’inventaire et de cartographie des végétations intégrant une approche dynamique de la végétation.

Mais, même si elle n’est pas nouvelle, l’application de cette approche à la gestion des espaces naturels n’est pas très courante et reste encore expérimentale. Le nouveau guide méthodologique national d’élaboration des plans de gestion des espaces naturels considère pourtant les « tendances évolutives (e.g. comblement, dynamique de végétation, habitat précurseur de tel ou tel habitat…) » comme un des « éléments essentiels relatifs à l’habitat naturel en termes de gestion ».

Objectifs

Le Département d’Ille-et-Vilaine, souhaitant mieux prendre en compte les potentialités de végétation dans la gestion de ses Espaces naturels sensibles, a sollicité le Conservatoire en 2018 pour réaliser une étude expérimentale sur les dynamiques des végétations du marais de Gannedel (en rouge sur la carte). Objectifs :

  • inventorier les séries de végétation,
  • replacer ces séries de végétation dans le paysage,
  • mettre en évidence les intérêts patrimoniaux (habitats d’intérêt communautaire, espèces à forte valeur patrimoniale…) au sein de chaque série,
  • fournir des éléments pour la gestion du site dans son ensemble.
     
Mais, c'est quoi une série de végétation ?
C'est un ensemble de végétations qui se trouve dans un compartiment écologique homogène (même climat, même substrat géologique, même type de sol...) et qui s’inscrit dans une même succession temporelle.
Les végétations constitutives d’une série présentent ainsi les mêmes potentialités. Le plus souvent, la succession temporelle aboutit à un stade forestier mais elle peut également être bloquée, en raison de contraintes écologiques permanentes, à un stade moins structuré de type fourré arbustif ou lande, voire n’être constituée que d’un seul stade herbacé. Ce stade final correspond à la "tête de série" qui donne son nom à la série de végétation.

Résultats

Huit séries de végétation ont été distinguées, décrites et caractérisées sur le marais de Gannedel.

Les résultats de l’étude ont permis de comprendre le fonctionnement et l’organisation des végétations mais aussi des habitats naturels et des habitats d’espèces à forte valeur patrimoniale au sein du paysage végétal. Directement intégrables dans le plan de gestion du site, ils ont orientés les actions de gestion, de restauration et d’aménagement avec une vision prospective.

A lire • Le rapport présentant les résultats de l'organisation temporelle et spatiale des végétations du marais de Gannedel est disponible en téléchargement (5,7 Mo).
Une synthèse de cette étude fait l'objet d'un article dans le dernier numéro d'E.R.I.C.A. exceptionnellement disponible en téléchargement (5,4 Mo) jusque fin août 2020.

Perspectives

En 2020, ce sera au tour de l’Espace naturel sensible de la vallée du Canut (sud-ouest de Rennes) de passer sous la loupe du Conservatoire afin que celui-ci dévoile toutes ses potentialités de végétation. En parallèle, le Conservatoire s’implique également dans le programme national CarHAB pour établir une carte prédictive des enveloppes de séries de végétation (« biotopes ») du Finistère au 1:25 000.

Partenaire

Contact

Elise Laurent
Chargée d'études flore et habitats
Antenne Bretagne
Conservatoire botanique national de Brest
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Nous avons choisi de vous présenter une diversité d'actions menées par le Conservatoire botanique national de Brest dans l'Ouest de la France et dans les hauts lieux de biodiversité mondiaux. Il ne s'agit pas d'une liste exhaustive. Faites votre choix !

Plantes à fleurs et fougères Algues, lichens et mousses Milieux naturels