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Grâce au soutien de ses partenaires, le Conservatoire botanique national de Brest a pu développer depuis 2009 un programme ambitieux d’inventaire de la flore sauvage sur l'ensemble des communes du Calvados. Il s'agit du premier état des lieux départemental.

Contexte

Cette aventure a pu voir le jour grâce à la mobilisation de 170 observateurs locaux et une dizaine de structures naturalistes en appui à l’équipe professionnelle du Conservatoire. Afin d’apporter une finalité sur la connaissance de la biodiversité locale et fournir des éléments sur son évolution, un important travail de recueil des données anciennes a été conduit parallèlement à partir des flores, des atlas et des revues naturalistes de Normandie. Ils fournissent un témoignage réaliste de l’état de la flore sauvage à des périodes charnières de l’évolution de nos paysages : début du 20ème siècle, années 1970-1980, années 2000 puis 2010. Au total, plus de 252000 observations botaniques ont ainsi été collectées.

Résultats

Un cahier scientifique et technique

"La flore du Calvados. Evolution et enjeux de préservation" s’adresse aux spécialistes de la botanique, aux personnes passionnées par la nature et à toutes celles qui se préoccupent de la flore sauvage, des paysages et de leur évolution. Illustrée par de nombreuses photographies et cartes, c’est une mine d’informations concrètes.

Une application web

"Les plantes sauvages du Calvados" permet de rechercher une plante présente dans le Calvados par nom latin ou français et d’obtenir sa répartition. Pour les rares, les protégées et les invasives, s’y trouvent également des informations sur l’écologie, la période de floraison ou encore des références bibliographiques pour aller plus loin.

Partenaires

  • Département du Calvados
  • Direction régionale de l’environnement de Normandie (DREAL)
  • Fonds européens FEDER et FEADER

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Cahier #3 - La flore su Calvados

Application - Les plantes sauvages du Calvados

Exposition - Regards sur les plantes sauvages du Calvados

 

En 2011, soutenu par la DREAL et la Région des Pays de la Loire, le Conservatoire botanique national de Brest été missionné pour réaliser un plan de lutte régional contre l’Hydrocotyle fausse-renoncule afin d'empêcher la diffusion de cette plante invasive émergente à l’ensemble des milieux humides de la région. Une première expérience en Pays de la Loire et l’une des premières en France.

Contexte

Découverte en 2007 à La Turballe (44), l’Hydrocotyle fausse-renoncule (Hydrocotyle ranunculoides L.f.) est une plante amphibie qui est maintenant présente sur 4 communes ligériennes, toutes situées en Loire-Atlantique. Son caractère envahissant est reconnu par  l’Organisation européenne pour la protection des plantes (O.E.P.P) qui l’a inscrite sur sa liste des organismes dits "de quarantaine".

Objectifs

Le plan de lutte ambitionne d’anticiper et de contrôler la prolifération de la plante invasive afin d’éviter une colonisation qui pourrait vite devenir incontrôlable.

  • Il évalue le potentiel invasif de la plante dans la région en étudiant les sites déjà colonisés.
  • Il fournit auprès des gestionnaires des préconisations visant son éradication.
  • Il propose des mesures d’amélioration des connaissances et des mesures préventives pour mieux surveiller la progression de l'Hyrdocotyle et éviter son introduction dans le milieu naturel.

Le Conservatoire botanique assure la mise en oeuvre du plan de lutte contre l’Hydrocotyle fausse-renoncule, en lien avec le Comité régional de gestion des plantes exotiques envahissantes des Pays de la Loire. Il collaborent ainsi avec les collectivités, les acteurs de gestion et de conservation de la nature et sensibilisent les professionnels de l’horticulture et du jardinage pour une meilleure prise de conscience sur les risques inhérents à la diffusion de cette plante invasive dans la région (biodiversité, économie...).

En cas de découverte d’une station d’Hydrocotyle fausse renoncule, merci d’envoyer photos et description à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Rapport "Plan de luttre contre l'Hydrocotyle fausse-renoncule en Pays de la Loire"

Depuis 2004 en Pays de la Loire, le Conservatoire botanique national de Brest coordonne un "Plan régional de conservation" en faveur de la Tulipe sauvage. Cette espèce, emblématique du vignoble, est en voie de disparition. L’Etat, le Conseil régional des Pays de la Loire, des gestionnaires d'espaces naturels, des associations naturalistes et des viticulteurs participent ainsi à sa préservation.

Contexte

La Tulipe sauvage (Tulipa sylvestris L. subsp. sylvestris) est une plante à bulbe de la famille des Liliacées haute de 30 à 50 cm. C’est l’une des 10 tulipes sauvages d’Europe. Même si sa répartition est relativement étendue en France, ses populations sont en forte régression depuis les années 1970. L’usage des phytosanitaires a remplacé les techniques traditionnelles de désherbage (cavaillonnage-décavaillonnage) qui participaient au mode de propagation de l’espèce dans les vignobles. Alors que les données bibiographiques anciennes indiquent sa présence dans 20 communes des Pays de la Loire, elle n'est recensée que sur seulement 8 communes en 2004.

Comme 16 autres plantes rares et menacées des Pays de la Loire, elle fait l’objet d’un "Plan régional de conservation" rédigé en 2004 par le Conservatoire botanique avec l’appui de la DREAL et de la Région Pays de la Loire. Suivi des sites, réintroduction, avis de recherche, vigne expérimentale, étude sur les pratiques viticoles, sensibilisation... En collaboration avec le Jardin botanique de Nantes, Mayenne nature environnement, le CPIE Loire Anjou, la LPO Anjou et le Conservatoire d'espaces naturels des Pays de la Loire, des opérations sont menées et semblent garantir une situation plus favorable pour la Tulipe sauvage.

La Tulipe sauvage fleurit fin mars-début avril, d'où son surnom "Avant-Pâques". C’est une plante vivace : elle peut vivre plusieurs années. Elle est capable de se reproduire grâce à ses graines disséminées par le vent. Mais c’est majoritairement la reproduction végétative (production de bulbilles à partir des bulbes mères) qui est son mode principal de reproduction. C'est avant tout une plante des terres cultivées : vignes, champs de céréales et vergers. Dans les Pays de la Loire, on la trouve systématiquement associée à la présence ancienne sinon actuelle de vignes (vignobles nantais et d'Anjou-Saumur, du Mans, du sud-est de la Mayenne...). Plus surprenant et rare, elle est observée en Mayenne dans des milieux non cultivés ou modifiés au niveau d’un affleurement rocheux.

Objectifs

  • Améliorer les connaissances sur l’espèce : rechercher d’anciennes stations, étudier les secteurs proches des stations actuelles, étudier le maintien à long terme de la tulipe dans des milieux autres que la vigne, préciser les pratiques fines d’entretien, expérimenter la production de bulbilles
  • Préserver les populations existantes : maintenir la tulipe dans un contexte de production viticole ou dans des prairies dérivant d’anciennes vignes, maintenir la tulipe par des mesures conservatoires à Saint-Denis d’Anjou et surveiller son évolution)
  • Conservation en culture : entretenir un stock de graines de sécurité, multiplier la plante
  • Information et sensibilisation : valorisation de l’engagement des viticulteurs, publications d’articles, réalisation d'avis de recherche
  • Suivi : comptage dans les stations, cartographie des populations

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Dossier de presse "Une situation plus favorable pour la Tulipe sauvage en Pays de la Loire" (2014)

La Tulipe sauvage, sentinelle de la biodiversité en Pays de la Loire

Depuis 2014, le Conservatoire botanique national de Brest pilote une déclinaison du Plan national d'actions en faveur des messicoles sur la région Normandie (Basse-Normandie). Ces plantes, qui font partie de la richesse du patrimoine naturel sauvages, sont menacées de disparition.

Contexte

Les adventices des cultures, connues plutôt sous l'appellation "mauvaises herbes", sont des plantes spontanées poussant dans les cultures sans y avoir été semées. Parmi elles se trouvent les plantes messicoles : des plantes annuelles, locales, liées aux cultures céréalières d’hiver ou au colza comme le Miroir de Vénus, le Bleuet ou encore le Coquelicot. Elles subissent depuis l’intensification des pratiques agricoles une régression drastique dans toute l’Europe bien que quelques unes d’entres elles réapparaissent à présent dans nos campagnes. Or elles font partie de la richesse et de la diversité écologique de l’agroécosystème : elles hébergent ou nourrissent certains pollinisateurs ou auxiliaires des cultures.

Au regard de cette situation plusieurs initiatives en faveur de leur préservation ont été entreprises depuis les années 1990. La dernière en date, collective à l’échelle nationale, est la mise en place d’un Plan national d’action en leur faveur en 2012. Avec l’aide de ses partenaires, le Conservatoire a mis en œuvre une déclinaison régionale en Basse-Normandie  qui a vocation à s’étendre sur l’ensemble du territoire normand

Objectifs

  • Développer la connaissance sur la répartition, la fréquence, le maintien des populations de plantes messicoles dans la région
  • Préserver voire renforcer les foyers encore existant dans certains secteurs du territoire
  • Développer des expérimentations sur des sites phares pour le maintien de ces espèces
  • Sensibiliser les acteurs tant en zone rurale qu’urbaine sur l’intérêt et la préservation de la flore messicole

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Déclinaison régionale du Plan national d'action en faveur des plantes messicoles en Normandie 2015-2020

Liste des 76 plantes messicoles prioritaires en Pays de la Loire

Fiche "Zoom sur les messicoles de Normandie"

Enquête messicoles en Pays de la Loire

La connaissance des végétations, et plus particulièrement la cartographie des végétations, intéressent de plus en plus les acteurs des territoires. Les cartes de végétation (ou de "milieux naturels" ou encore "habitats naturels") apparaissent en effet comme un outil indispensable dans les programmes d’aménagement du territoire, la gestion d’espaces protégés, la création d’aires protégées et le suivi des milieux naturels. Dans le cadre d’un Contrat Nature 2013-2017, le Conservatoire botanique s’est intéressé aux méthodes de cartographie et leur pertinence par rapport aux objectifs des utilisateurs des cartes.

Contexte

De nombreux acteurs, des gestionnaires d’espaces naturels aux porteurs de projets d’aménagement du territoire, souhaitent aujourd’hui mieux connaître les végétations. De nombreuses politiques sectorielles font ainsi appel à des cartes de végétation : identification des trames vertes et bleues, identification d’espaces à enjeux biodiversité, plans de gestion de sites naturels protégés… Mais les besoins en termes de cartographie de la végétation et les usages des cartes produites varient en fonction de la taille des territoires concernés et des besoins et compétences des utilisateurs potentiels.

La plupart des méthodes de cartographie de la végétation mises en œuvre aujourd’hui concernent des petits territoires (sites Natura 2000, réserves naturelles...). A plus large échelle, les méthodes employées s’intéressent le plus souvent l’occupation du sol par l’Homme.

Dans le cadre d’un contrat Nature sur quatre ans (2013-2017), le Conservatoire botanique s’est employé à rechercher les moyens, à la fois méthodologiques et partenariaux, d’un déploiement de la connaissance des végétations à l’échelle de son territoire d’agrément. Le Parc naturel régional d’Armorique a été retenu comme territoire d’expérimentation pour cette étude.

Végétation ou habitat ? Ces deux termes portent deux notions bien distinctes bien qu'ils soient employés souvent comme synonymes. L’habitat est le milieu de vie d'organismes, de groupements végétaux ou d'écosystèmes. La végétation est un groupement végétal : un ensemble structuré d'espèces végétales. Les méthodes d'inventaire et de cartographie s'intéressent en premier lieu aux végétations qui sont ensuite mises en correspondance avec les typologies d'habitats d'EUNIS, CORINE Biotope ou Natura 2000. Pour mieux comprendre ses correspondances, le Conservatoire tient à jour le Référentiel R.N.V.O. sur les noms de la végétation et des habitats de l'Ouest de la France. 

Objectifs

L’objectif principal est de concevoir des méthodes d’inventaire et de cartographie adaptées à des échelles géographiques variées et intégrant une approche dynamique de la végétation. Il s'agit de mettre à disposition ces outils pour accompagner les professionnels dans la préservation des milieux naturels à travers leurs politiques globales d’aménagement ou leurs actions spécifiques de protection de la nature. Il s'agit également de concourir à l'amélioration des connaissances sur la végétation de Bretagne et plus particulièrement du Parc naturel régional d'Armorique.

Les résultats attendus :

  • Un recueil de guides méthodologiques sur l’inventaire et la cartographie des végétations accompagnés d’outils permettant la mise en œuvre de chaque méthode proposée
  • Des outils de référence sur le Parc naturel régional d’Armorique ; territoire expérimental de ce programme
  • Des productions cartographiques sur le Parc naturel régional d’Armorique
  • Un rapport de synthèse présentant le bilan des actions du programme

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Rapport "Cartographie des grands types de végétation par télédétection : étude de faisabilité (Bretagne, Basse-Normandie et Pays-de-la-Loire)"

Les Contrats Nature de la Région Bretagne

Nous avons choisi de vous présenter une diversité d'actions menées par le Conservatoire botanique national de Brest dans l'Ouest de la France et dans les hauts lieux de biodiversité mondiaux. Il ne s'agit pas d'une liste exhaustive. Faites votre choix !

Plantes à fleurs et fougères Algues, lichens et mousses Milieux naturels