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De 2018 à 2020, le Conservatoire botanique s'est engagé, avec 10 autres partenaires financiers, dans un grand programme de cartographie régional et mutualisé permettant de visualiser la répartition de 27 grands types de végétation à l'échelle de la Bretagne administrative.

Ce programme fait suite à une première expérimentation sur le territoire du Parc naturel régional d’Armorique dans le cadre d'un Contrat Nature 2013-2017 sur les méthodes d'inventaire et de cartographie de végétation.

 

Pourquoi ?

Les cartes de végétation sont indispensables aux acteurs de la préservation de la biodiversité et de l’aménagement du territoire afin d’obtenir des informations sur leurs localisations ou leurs états écologiques et d'alimenter leurs documents stratégiques et opérationnels comme les Schémas régionaux de cohérence écologique, les Schémas de cohérence territoriale, les Trames vertes et bleues…

Logo FEDER bzh Les cartes mobilisent le plus souvent des données d’occupation du sol à large échelle (Corine Land Cover au 1/100 000) et sont inadaptées aux territoires des intercommunalités et des sites protégés (Natura 2000, Espaces naturels sensibles des Départements…).

Avec une échelle au 1/25000 et une typologie emboitée suivant les typologies les plus fines utilisées en phytosociologie, la carte des grands types de végétation réalisée par le Conservatoire botanique permet d'identifier les enjeux de biodiversité sur des territoires plus vastes tels que les communautés de communes et les départements.

 

Objectifs

  • Contribuer à la mise en oeuvre des stratégies nationales, régionales et infrarégionales en faveur de la biodiversité : identification et caractérisation des trames vertes et bleues, identification de secteurs à forts enjeux biodiversité, analyse du territoire à travers la surface et la portion de territoire occupée par les différents types de végétation...
  • Contribuer à l’étude du fonctionnement des écosystèmes par croisement avec des données sur les espèces et/ou les habitats naturels, des facteurs environnementaux...

 

Méthodologie

La carte a été produite à l'aide d'une méthode de cartographie semi-automatique. Il s’agit d’associer des techniques de télédétection (segmentation, classification et photo-interprétation) et des données géographiques existantes (routes, bâti, eau issues de la BD TOPO® de l’IGN, inventaires communaux des zones humides…).

Elle distingue 27 grands types de végétation.

 

Points forts

  • Une vision globale de la répartition des grands types de végétation
  • Une carte complémentaire aux cartes d’occupation du sol ou des cartes précises à l’échelle de sites naturels
  • Un référentiel commun et homogène à l'ensemble des acteurs de la biodiversité et de l'aménagement du territoire en Bretagne
  • Des productions numériques en accès libre

En savoir + sur les publics visés

 

Résultats

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Partenaires

 

Logos partenaires CGTV bzh

 

Contact

Vanessa Sellin
Chargée de projets géomatiques
Conservatoire botanique national de Brest
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Depuis 2012, le Conservatoire botanique participe à la connaissance et à la préservation de la flore de la Montagne des Français à Madagascar. Il collabore avec SAGE, le gestionnaire de cette aire protégée, pour faire émerger des compétences locales et développer des pépinières dédiées à la reforestation.

 

 

Contexte

Madagascar Montagnes des Francais 6

Madagascar figure parmi les principaux hotspots de la biodiversité mondiale. Ce pays possède un fort taux d'endémisme (près de 90%), tant animal que végétal, et est considéré comme une priorité mondiale en terme de conservation. Sur les 14 000 espèces de plantes, 83% sont endémiques, ainsi que 61% de ses oiseaux, 92% de ses reptiles, 99% de ses amphibiens et bien-sur, les lémuriens, emblèmes du pays. Ces espèces n'existent nulle par ailleurs sur la planète.

Ce patrimoine naturel est grandement menacé de disparition, notamment les forêts naturelles primaires qui couvraient autrefois la majeure partie de l'île et ne représentent aujourd'hui plus que 10% du territoire.

Depuis 2012, le Conservatoire est un partenaire technique et scientifique de l’ONG malgache SAGE, gestionnaire de la petite aire protégée Ambohitr’Antsingy Montagne des Français dans l’extrême nord du pays. D’une superficie de 6000 hectares, cette forêt sèche est d’une incroyable richesse avec 639 espèces végétales. 9 espèces sont identifiées comme endémiques locales (espèces propres à ce territoire) dont le très caractéristique Baobab de Suarez (Adansonia suarezensis) classé en danger d’extinction ou l’Aloe de Suarez (Aloe suarezensis). 110 espèces sont menacées (9 sont en danger critique, 65 en danger et 37 vulnérables). L’aire protégée est aussi très riche au plan faunistique avec une forte présence de reptiles, d’amphibiens, d’oiseaux et bien sur de lémuriens. Diverses menaces pèsent sur cette forêt avec en premier lieu le surpâturage des zébus qui fragilise les sols, la culture sur brulis qui fragmente sévèrement la futaie et accentue le développement des plantes envahissantes mais aussi la coupe d’arbres pour le charbonnage ou la coupe de bois précieux comme l’ébène ou le palissandre. Plusieurs programmes sont menés conjointement par le SAGE et le Conservatoire pour mener des actions de conservation de la flore et des milieux naturels ainsi que pour développer l’écotourisme en sein de l’aire protégée.

 

Objectifs

Madagascar Montagnes des Francais 7

  • Connaissance de la flore : inventaires floristiques, mise en herbiers d'échantillons.
  • Conservation : création d’outils de multiplication, reboisement de parcelles déforestées au sein de l'aire protégée, création de divers protocoles de travail, protection des espèces menacées et de leur habitat.
  • Expertise : formation de divers agents (techniciens, pépiniéristes), échange de connaissances pratiques, mise en réseau des différents intervenants.
  • Sensibilisation : développement d'un volet écotouristique avec la mise en place de circuits de randonnées, de panneaux explicatifs, de dépliants.

Quelques résultats

Deux pépinières ont été développées avec pour objectif la production annuelle de 15000 arbres autochtones et la plantation au sein du noyau dur de l’aire protégée d’au moins 10000 arbres par an. Un arboretum a également été créé à proximité. Il permet de préserver des arbres locaux et des espèces menacées et de former divers public à leur reconnaissance. Un espace de stockage de graines a vu le jour pour permettre l’étalement des semis sur quelques années. Parallèlement à ces actions, un travail d’éradication des plantes invasives est mené sur le terrain avec les communautés.

 

Actualités

Madagascar Montagnes des Francais 8Deux nouveaux programmes sont développés simultanément en 2020 sur cette même zone pour permettre une bonne complémentarité des actions.

  1. Le centre écotouristique Mikajy pour permettre aux communautés villageoises d’accueillir des visiteurs via une muséographie et un jardin de plantes endémiques et médicinales. Les villageois eux-mêmes sont chargés d’accueillir les personnes et de les guider à travers l’aire protégée.
  2. Un programme d’intensification de restauration forestière en développant une pépinière de production d’arbres dans chacun des 7 villages de l’aire protégée. Chaque pépinière produira 3500 plants qui seront ensuite replanté avec chaque communauté sur le territoire du village. L’association Jardins du monde complète ce programme en proposant à chaque village une sensibilisation théâtrale à la biodiversité ainsi que 10 séances de formation à l’usage des plantes médicinales.

Articles à consulter

 

Partenaires techniques

Partenaires financiers

Contact

Delphine Cabanis
Technicienne de conservation
Conservatoire botanique national de Brest
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Le Conservatoire botanique a besoin de vous pour mieux connaître la répartition des plantes des moissons en Pays de la Loire dont certaines comme le Coquelicot argémone, le Bleuet ou encore le Chrysanthème des moissons sont encore relativement bien présentes. Nous invitons tous les observateurs.rices à participer à une enquête de terrain. Agriculteurs.trices, nous comptons aussi sur vous !

Pourquoi une enquete sur les messicoles ?

Les plantes messicoles sont liées aux cultures où le travail du sol maintient des conditions écologiques adaptées et permet l’accomplissement de leur cycle de vie. Depuis la seconde moitié du 20e siècle, elles ont considérablement régressé suite aux nombreux changements de pratiques culturales (usage d’herbicides, fertilisation...). Elles marquaient pourtant les paysages agricoles par leurs floraisons spectaculaires et accueillaient de nombreux insectes utiles aux cultures (comme les coccinelles ou les syrphes).

Face à ce déclin, un Plan national d’actions (PNA) a vu le jour pour la période 2012-2017. La démarche se poursuit et une seconde version du plan prendra bientôt le relai.

Le Conservatoire botanique a réalisé un état des lieux de ces plantes en Pays de la Loire mettant en avant 130 plantes répondant aux caractéristiques de "messicoles" dont 76 sont "prioritaires". Ces dernières, à rechercher ou figurant sur la Liste rouge de la flore vasculaire des Pays de la Loire, justifient des mesures de conservation. Ce sont donc près de 60% des plantes messicoles qui sont menacées ou ont déjà disparu de la région.

Les milieux cultivés sont peu inventoriés. Pour pallier à ce déficit et améliorer la connaissance des plantes sauvages, les observateurs.rices sont invité.e.s à participer à cette enquête afin de transmettre au Conservatoire botanique leurs observations.

Quelles espèces rechercher et où ?

Observateur.rice débutant.e

Pour vous aider à les reconnaître, voici les fiches de quelques plantes messicoles encore relativement répandues dans les cultures (ou dans des milieux de substitution comme les pelouses et certaines zones où les sols sont remaniés). Elles sont faciles à reconnaître au moyen de certains critères simples.

Retrouvez-les dans le tableau ci-dessous, classées selon la couleur de leurs fleurs.
 

Fleurs
bicolores

Linaire bâtarde Kickxia spuria (L.) Dumort. Fiche Répartition
Linaire élatine Kickxia elatine (L.) Dumort. subsp. elatine Fiche Répartition
Petite Linaire Chaenorrhinum minus (L.) Lange subsp. minus = Antirrhinum minus L. Fiche Répartition

Fleurs
blanches

Ammi élevé Ammi majus L. Fiche Répartition
Camomille des champs Anthemis arvensis Fiche Répartition
Épiaire annuelle Stachys annua (L.) L. Fiche Répartition
Galeopsis des moissons Galeopsis segetum Neck. Fiche Répartition
Grémil des champs Buglossoides arvensis (L.) I.M.Johnst Fiche Répartition
Peigne de Vénus Scandix pecten veneris Fiche Répartition
Persil des moissons Sison segetum L. Fiche Répartition
Petite Cigüe Aethusa cynapium Fiche Répartition

Fleurs
bleues ou

violettes

Bleuet Cyanus segetum
= Centaurea cyanus
Fiche Répartition
Buglosse des champs Lycopsis arvensis L. = Anchusa arvensis (L.) M.Bieb. subsp. arvensi Fiche Répartition
Miroir de Vénus Legousia speculum-veneris Fiche Répartition
Mouron bleu Anagallis foemina = Lysimachia foemina Fiche Répartition
Véronique à feuilles d'acinos Veronica acinifolia Fiche Répartition

Fleurs
jaunes ou oranges

Bugle petit-pin Ajuga chamaepytis Fiche Répartition
Chrysanthème des moissons Glebionis segetum  = Chrysanthemum segetum Fiche Répartition
Renoncule des champs Ranunculus arvensis Fiche Répartition
Souci des champs Calendula arvensis L. Fiche Répartition

Fleurs
rouges ou
roses

Adonis d'automne Adonis annua Fiche Répartition
Coquelicot argémone Papaver argemone Fiche Répartition
Épiaire des champs Stachys arvensis (L.) L. Fiche Répartition
Guimauve hérissée Malva setigera K.F.Schimp. & Spenn. Fiche Répartition
Muflier des champs Misopates orontium (L.) Rafin. Fiche Répartition

Fleurs sans pétales (graminée)

Petite Brize Briza minor Fiche Répartition

 

Botaniste confirmé.e

76 plantes messicoles prioritaires dans la région et plus particulièrement celles non revues depuis 20 ans ou plus sont à rechercher. Pour orienter les prospections, il est possible de se référer aux cartes de répartition à la commune sur l'application eCalluna.
 

Transmettre vos observations

Dans le Carnet de terrain, notez sur l’inventaire l’ensemble des espèces que vous êtes en mesure de reconnaître. Si vous ne faites pas encore partie de notre réseau de correspondants bénévoles, envoyez un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Dans le cas de plantes observées en terrain cultivé, il est intéressant d'inscrire dans le champ «commentaire», ces données:

  • Type de champs : Céréales et Oléo-protéagineux / Plantes à parfum, aromatiques et médicinales / Maraîchage / Verger / Vigne / Friche-Jachère
  • Type de culture : Blé d’hiver / Orge / Colza / Culture de carottes…
  • Emplacement dans le champ : Bord de champ / Zone délaissée lors du semis / Cœur du champ (si autorisation)
  • Abondance de la ou des plantes, par classes d’effectifs : 1-10 pieds / 10 à 100 pieds /100 à 1000 pieds / >1000 pieds
  • Toute autre information pouvant vous sembler pertinente

La fiche de terrain de l'Observatoire des messicoles de Tela Botanica peut vous aider à noter ces informations complémentaires sur le terrain avant de les saisir en ligne. Nous recommandons aussi d'envoyer des photographies des plantes notées (en particulier des parties de la plante permettant de les distinguer d’espèces proches). Si la population en place semble abondante et si vous en avez la possibilité, nous conseillons également de prélever des échantillons pour examen ultérieur, en particulier pour les plantes d’identification délicate.

A SAVOIR

  • Les observateurs.rices doivent respecter les propriétés privées lors de leurs prospections et ne pas pénétrer au cœur des parcelles sans autorisation expresse. Les plantes messicoles sont souvent limitées aux bords de champs et il est généralement inutile de pénétrer au sein même des parcelles pour effectuer des relevés.
  • Toutes les données recueillies dans le cadre de cette enquête rejoindront le système d'informations du Conservatoire botanique national de Brest et son application eCalluna.


Contact

Cécile Mesnage
Chargée d'études flore et habitats
Antenne Pays de la Loire
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
02 40 69 70 55

En savoir plus

Nouvel état de la répartition des plantes messicoles en Pays de la Loire et bilan populationnel pour les plus rares et menacées

Zoom sur les messicoles des Pays de la Loire

Liste complète des plantes messicoles

Liste des 76 plantes prioritaires

Etat des lieux des plantes messicoles en Pays de la Loire

Brochure "Agir pour les plantes messicoles : l'essentiel du Plan national d'actions"

Observatoire des messicoles de Tela Botanica

Portail sur le Plan national pour les plantes messicoles

 

 

Depuis 2015, le Conservatoire botanique assiste techniquement et scientifiquement le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire dans son animation du réseau régional «Espèces exotiques envahissantes (EEE)», sur les questions portant sur la flore et la végétation. Dans ce cadre, il va réaliser une série de fiches d'alerte détaillées, visant à donner les informations essentielles aux opérateurs de terrain pour reconnaître et signaler précocement des stations de plantes exotiques envahissantes émergentes dans la région, afin d’engager une réaction rapide. La première fiche d'alerte porte sur la Crassule de Helms, complétée par une synthèse des connaissances nationales.

Contexte

La Crassule de Helms (Crassula helmsii) est une petite plante grasse des milieux aquatiques à inondables, originaire d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Vendue comme plante d’aquarium ou de plans d’eau d’ornement, elle est signalée dans les milieux naturels de la métropole française depuis 1999 près de Langon (Ille-et-Vilaine) et est en expansion rapide depuis quelques années dans le Nord-Ouest de la France.

Les connaissances actuelles sur sa biologie et son écologie montrent qu’elle a une croissance rapide, une large amplitude écologique et d’importantes capacités de dispersion. Malgré son caractère invasif avéré en Europe, elle ne fait cependant l’objet d’aucune mesure actuelle de réglementation.

Résultats

Une fiche d'alerte pour la région des Pays de la Loire

Le Conservatoire botanique national de Brest a réalisé une fiche alerte détaillée indiquant la marche à suivre en cas de découverte d’une station (précautions, signalement…). Cette fiche vise à donner les informations essentielles aux opérateurs de terrain pour reconnaître et signaler précocement des stations afin d’engager une réaction rapide, dans le cadre d’un dispositif d’accompagnement spécifique proposé par le réseau EEE Pays de la Loire.

> Télécharger la fiche d'alerte

Une synthèse des connaissances nationales

Le Conservatoire a également participé à une synthèse faisant un état détaillé des connaissances sur l’espèce en France métropolitaine, en lien avec le Groupe de travail sur les invasions biologiques en milieu aquatique.

Rédigée par Fabien Dortel (Conservatoire botanique national de Brest) et Alain Dutartre (hydrobiologiste indépendant auprès du Groupe de travail sur les invasions biologiques en milieu aquatique) et basée sur les plus récentes connaissances scientifiques, elle présente une description morphologique de l’espèce, de sa biologie et de son écologie, de sa répartition actuellement connue en France et en Europe ainsi que les possibilités de gestion assorties de mesures de biosécurité spécifiques.

Le but d’une telle synthèse est de donner aux opérateurs de terrain, toutes les clés de compréhension pour mieux appréhender les enjeux liés à la Crassule. Elle argumente aussi en faveur de l’inscription de la Crassule de Helms sur la liste nationale des espèces exotiques envahissantes préoccupantes, comme le permet le règlement européen récemment transcrit en droit français (JORF n°0044 du 22 février 2018). Datée de novembre 2017, cette synthèse sera mise à jour régulièrement car la situation autant que les connaissances sur cette espèce évoluent vite.

> Télécharger la synthèse des connaissances

Partenaires

En savoir plus

Synthèse des connaissances sur la situation de la Crassule de Helms en métropole sur le site web du Groupe de travail sur les invasions biologiques en milieu aquatique

Retours d'expériences de gestion réalisés dans le cadre du GTIBMA - Groupe de travail invasions biologiques en milieux aquatiques coordonné par l'Agence française pour la biodiversité et l'UICN France

Depuis 2004 en Pays de la Loire, le Conservatoire botanique national de Brest coordonne un "Plan régional de conservation" en faveur de l'Ail des landes. Cette espèce protégée est extrêmement rare dans la région. Seules 4 stations se maintiennent actuellement, toutes localisées sur la commune d'Herbignac. La mise en œuvre du plan est coordonnée conjointement par le Conservatoire, le Parc naturel régional de Brière et Bretagne Vivante, en partenariat avec les propriétaires des différentes stations.

Contexte

En France, l’Ail des landes (Allium ericetorum Thore) doit faire face à la régression généralisée des landes et des milieux associés suite à la modification des pratiques agricoles (abandon des pratiques extensives de fauche, étrépage, écobuage, pastoralisme...) souvent accompagnée de plantations de résineux. Relativement répandue dans le sud-ouest du pays, la situation est particulièrement critique pour la population armoricaine, où l’espèce ne subsiste plus aujourd’hui qu’en de très faibles effectifs dans la seule commune d’Herbignac (Loire-Atlantique).

Comme 16 autres plantes rares et menacées des Pays de la Loire, elle fait l’objet d’un "Plan régional de conservation"  qui a été rédigé en 2004 par le Conservatoire botanique avec l’appui de la DREAL et de la Région Pays de la Loire.

L'espèce

Taxonomie Noms vernaculaires : Ail des landes, Ail des bruyères
Nom latin : Allium ericetorum Thore
Etymologie : Allium pourrait provenir du Celte "all", qui signifie brûlant, ericetorum fait référence à Erica qui est le nom des bruyères caractéristiques des landes.
Reconnaissance Description : plante vivace à bulbe allongé, enveloppé d’une tunique très filamenteuse. La tige est dressée, assez grêle et longue de 30 à 60 cm. Elle porte jusqu’au tiers de sa hauteur des feuilles linéaires, étroites, non fistuleuses. Les fleurs sont d’un blanc légèrement jaunâtre, rassemblées en tête serrée globuleuse de 20 à 30 mm de diamètre, non bulbillifère et à faible odeur douce, entourée par une spathe à deux bractées membraneuses égales, ovales, plus courtes que les pédicelles. Ceux-ci sont de taille égale, supérieure à celle de la fleur. Le fruit est une capsule globuleuse de 4-5 mm à 3 loges contenant chacune 2 graines noires, chagrinées et allongées-fusiformes.
Floraison : août-septembre
Répartition Espèce de répartition atlantique, sub-endémique de France, également connu en Espagne et au Portugal
Ecologie et habitat Plante des landes atlantiques intérieures (non maritimes)subsèches à fraîches, des végétations hygrophiles dominée par la molinie (moliniaies. Cette plante largement présente en plaine dans le sud-ouest de la France, remonte plus ou moins aux étages montagnard et subalpin dans les Pyrénées, les Monts cantabriques en Espagne et la Serra de Gerez au Portugal.
Protection et vulnérabilité Protection régionale (PR) : figure sur l'arrêté ministériel du 25 janvier 1993 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Pays de la Loire complétant la liste nationale.
Vulnérabilité (EN) : figure sur la liste rouge régionale "en danger de disparition" en Pays de la Loire.

Objectifs

  • Améliorer les connaissances sur l’espèce : rechercher d’anciennes stations, étudier les secteurs proches des stations actuelles, se documenter sur les travaux taxonomiques, effectuer des comparaisons morphologiques, conduire des investigations sur l'identité génétique...
  • Préserver les populations existantes : contrôler le développement des arbustes et des ronces, expérimenter des pratiques de fauche annuelle et précoce, réaliser des essais d'étrépage, mettre en place un suivi annuel des populations, restaurer les landes à proximité...
  • Conservation en culture : poursuivre la culture, entretenir le lot de semences de sécurité, poursuivre les collectes de graines, effectuer régulièrement des tests de germination, se documenter sur la longévité des semences...
  • Information et sensibilisation : informer les acteurs locaux et les partenaires des enjeux de conservation, développer les collaborations...

Actualités

Partenaires financiers

Partenaires techniques

En savoir plus

Réintroduction de l'Ail des landes en février 2018 à Coët-Caret sur la commune d'Herbignac en Loire-Atlantique

Vidéo sur la réintroduction de l'Ail des landes à Herbignac par le Parc naturel régional de Brière