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Le Conservatoire botanique est un outil original et intégré allant de l’acquisition des connaissances sur les plantes sauvages et les milieux naturels jusqu’aux actions de préservation en passant par l’accompagnement des professionnels, l’information et l’éducation des plus jeunes.

 

 

Sans végétal = vie impossible sur Terre -  Grâce à la photosynthèse, les plantes absorbent du CO2 et produisent de l'oxygène. Elles jouent alors un rôle essentiel dans la régulation de l'atmosphère. Elles sont aussi le premier maillon de la chaîne alimentaire. Elles ont toutes sortes d'applications médicales, domestiques, industrielles ou culturelles. Elles sont aussi sources d’inspiration et d’imagination. Les milieux naturels ne peuvent se maintenir que grâce à la cohabitation des espèces qu'ils abritent et à l'équilibre de leurs conditions écologiques. Ils forment des paysages et des cadres de vie privilégiés. Les plantes sauvages et les milieux naturels contribuent ainsi à la diversité du monde vivant.

 

Développer et améliorer les connaissances

C'est une mission socle pour le Conservatoire qui lui permet de déployer ses autres missions. Car on ne préserve bien que ce que l'on connaît bien ! Dans l’Ouest de la France, soutenu par un réseau de correspondants bénévoles et divers partenaires de terrain, le Conservatoire inventorie les plantes et les milieux naturels. Il analyse aussi les informations issues d'ouvrages, de manuscrits, d'herbiers anciens et contemporains. Les objectifs sont d’identifier tous les milieux naturels et les espèces qui poussent (ou poussaient) sur le territoire, de mesurer leur état et de suivre leur évolution. Toutes les observations collectées, respectant des protocoles partagés pour permettre des exploitations optimales, sont intégrées dans un système d'informations. Elles aboutissent à des descriptions, des catalogues, des cartographies... et concernent la diversité végétale à travers :

les plantes à fleurs et les fougères
= flore vasculaire

les algues d'eau douce, les mousses et les lichens
= flore non vasculaire

les lichens
= fonge

les milieux naturels
= végétation et habitats naturels et semi-naturels

 

Gérer et valoriser les données

Cette nouvelle mission, attribuée depuis 2021, constitue une reconnaissance du travail historique en termes de mutualisation des données. Pour mieux la mettre en œuvre et la structurer dans le temps, le Conservatoire a créé, fin 2021, un service dédié.

En sa qualité de pôle thématique flore et végétation, le Conservatoire participe activement aux échanges et réunions des comités techniques des plateformes naturalistes régionales. Chaque année, il y verse des données. Ces données mises à disposition des plateformes de Bretagne, Normandie et des Pays de la Loire, alimentent aussi le SINP-Système d'information national sur le patrimoine naturel.

Producteur et assembleur de milliers de données, le Conservatoire œuvre au recueil et à la diffusion de connaissances organisées dans un système d'information unique.

Le travail de mise à disposition d’informations fiables, normées et actualisées rend compte de l’état de la connaissance et met à profit les importantes contributions du réseau botanique local afin d’alerter sur des enjeux particuliers, par exemple les espèces protégées ou menacées.

Guides botaniques et atlas en ligne restituent aussi des données d’inventaires en vue de sensibiliser à la richesse d’un patrimoine sensible.

Un système d'information unique – Totalisant aujourd'hui plus de 6,9 millions d'observations floristiques et phytososiologiques, le Conservatoire botanique dispose d'une connaissance exceptionnelle et d'un centre de ressources incontournable sur la diversité végétale de l'Ouest de la France.

 

Contribuer à la gestion conservatoire et à la restauration écologique

C'est la raison d'être du Conservatoire botanique ! En tant qu'acteur majeur de la biodiversité, il assure la définition de priorités en terme de conservation d'espèces menacées, la mise en oeuvre d'actions concrètes de préservation sur le terrain, le stockage de graines en congélateurs ou encore la multiplication d'espèces menacées et disparues.

  • "Sur le terrain" = conservation in situ : le Conservatoire est un expert, une interface et une ressource pour les propriétaires et les gestionnaires d'espaces naturels. Il travaille avec eux sur des méthodes de suivi et des protocoles de gestion. Il anime des plans d'action à différentes échelles. Il travaille aussi à la redéfinition régulière des listes d'espèces menacées, d'espèces protégées, d'espèces invasives...  
  • "En culture" = conservation ex situ : le Conservatoire assure la sauvegarde des plantes les plus rares en les multipliant dans ses pépinières ou en les stockant par -18°C dans sa banque de graines. Il développe ainsi ses connaissances en germination et en biologie lui permettant de réintroduire ou de renforcer certaines espèces dans leur milieu d'origine.
Conserver en réseau – Quelque soit la méthode employée, la conservation ne peut s'envisager sans partenariat fort et pérenne avec l'ensemble des acteurs de la conservation : services de l'Etat et des collectivités, gestionnaires d'espaces naturels, associations de protection de la nature, chercheurs, exploitants agricoles, parcs naturels régionaux...

 

Appuyer par l'expertise scientifique et technique

Référent scientifique et technique indépendant sur les plantes et les milieux naturels, le Conservatoire peut intervenir à différentes étapes pour accompagner les politiques locales, nationales ou internationales. Il alerte les acteurs sur les espèces et les milieux sensibles, il conseille les gestionnaires et leur apporte ses connaissances comme élément d'aide à la décision. Cette mission d'expertise, mise en œuvre par une équipe permanente qualifiée, positionne le Conservatoire comme une ressource incontournable.

  • Dans l'Ouest de la France : le Conservatoire participe à l'élaboration des politiques publiques comme les trames vertes et bleues (TVB), les stratégies de création d'aires protégées (SCAP), les plans de gestion de sites Natura 2000, les plans locaux d'urbanismes (PLU), les schémas de cohérence territoriale (SCOT), les politiques départementales en faveur des espaces naturels sensibles… Il fournit des informations localisées, des synthèses cartographiques et porte à connaissance des acteurs les enjeux de préservation. Il peut être amené aussi à réaliser directement des expertises spécifiques : cartographies d'habitats, inventaires floristiques et recommandations de gestion-conservation.
  • A l'international : le Conservatoire joue le rôle de catalyseur pour des projets de coopération et d'assistance pour le développement local de compétences. Il aide à mettre en place les bases d'outils adaptés et autonomes comme des jardins conservatoires, des pépinières et même des bases de données, il collabore avec les institutions nationales et locales, les ministères de l'Environnement, les organisations non gouvernementales...

 

Informer, sensibiliser et mobiliser

Le Conservatoire offre au public de multiples occasions de découvrir la diversité végétale et d'adhérer à sa préservation : publications d'ouvrages, visites des serres et des collections végétales, ateliers pédagogiques, découverte de sites naturels préservés, sorties botaniques, conférences, expositions... Il s'investit dans la formation des générations futures de l'école maternelle jusqu'à l'université. Il forme également des professionnels et des correspondant.e.s bénévoles. Il concourt à la transmission de méthodes scientifiques et de connaissances pointues auprès d'organismes professionnels, d'agents de collectivités territoriales, de gestionnaires d'espaces naturels. Auprès de ce large panel de publics, il s'engage à diffuser des informations, des ressources et des compétences afin de faire prendre conscience de l'incroyable biodiversité qui nous entoure et de participer ensemble, chacun son niveau, à sa préservation.

Un jardin dédié aux plantes menacées de disparition – Accueillant 400000 visiteurs chaque année, le Jardin du Conservatoire botanique est un équipement majeur de découverte du végétal. Son jardin conservatoire offre un tour du monde en 30 hectares et ses serres tropicales abritent une concentration unique de plantes en voie d'extinction.

 

En savoir plus

Rapports d'activités annuels

Brochure "Espèces végétales menacées"