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Le projet de sauvegarde et de valorisation de l’herbier du Frère Louis-Arsène poursuit sa progression. Début janvier 2026, un cap symbolique a été franchi : plus de 2 000 planches ont désormais été montées grâce à l’engagement constant des bénévoles mobilisés autour de ce patrimoine botanique exceptionnel.

 

Un herbier d’une valeur patrimoniale majeure

Conservé par le Conservatoire botanique national de Brest depuis 1989, l’herbier du Frère Louis-Arsène est un patrimoine scientifique et historique de tout premier plan. Il rassemble près de 15 000 planches, collectées sur plus d’un siècle (1840-1950) en Bretagne, en Europe, en Afrique du Nord et jusqu’au Canada. 
Témoin de l’évolution de la flore et des pratiques botaniques, cet herbier est aujourd’hui fragilisé : le temps a déjà altéré certains spécimens et leurs étiquettes. 
Agir aujourd’hui est indispensable pour préserver ce patrimoine avant qu’il ne soit trop tard.

 

Un projet ambitieux lancé en 2024

Depuis septembre 2024, le Conservatoire botanique national de Brest accompagné d’une équipe de bénévoles, œuvre à la conservation, à la valorisation et à la transmission de cet héritage. Les objectifs du projet sont clairement définis :


À ce jour, 40 ateliers d’une demi-journée ont été organisés, permettant une progression régulière du traitement des échantillons et une montée en compétences des bénévoles.

 

 

Un cap symbolique franchi en janvier 2026

 

Au-delà de l’herbier, la mobilisation bénévole constitue le moteur du projet. Plus de 30 bénévoles se relaient chaque semaine pour monter, numériser et répertorier les planches. Leur engagement a permis d’atteindre, début janvier 2026, le seuil symbolique des 2 000 planches montées.

Parallèlement, 1 800 planches ont déjà été numérisées en haute résolution. La saisie des étiquettes, engagée fin novembre 2025, a permis l’enregistrement de 1 200 étiquettes, constituant un premier jeu de données (dates, lieux de récolte, taxons, botanistes). Ces informations ouvrent des perspectives prometteuses pour  la valorisation scientifique de l’herbier et l’histoire de celui-ci. 

 

 

 

 

 

Un projet soutenu par la Fondation du patrimoine, mais qui a besoin de vous

En septembre 2025, une convention de partenariat a été signée avec la Fondation du patrimoine, marquant une reconnaissance institutionnelle forte de l’intérêt patrimonial du projet. Une campagne de financement participatif a été lancée dans ce cadre afin de contribuer à un budget annuel de 20 000 € sur 3 ans.
À ce jour, la cagnotte a permis de réunir 12 373 €, incluant un prix attribué par la Fondation du patrimoine. Ce soutien financier est déterminant pour l’acquisition du matériel nécessaire, l’animation et la formation du groupe de bénévoles, ainsi que pour la poursuite des opérations de restauration dans la durée.

L’herbier du Frère Louis-Arsène n’est pas seulement un ensemble de plantes séchées : c’est un livre d’histoire naturelle à préserver et à transmettre pour les générations futures. En devenant bénévole ou en faisant un don, vous participez à une aventure scientifique, patrimoniale et humaine unique.

Comment nous aider ?
•    Faites un don :à la Fondation du Patrimoine en ligne ou envoyez un chèque à Fondation du Patrimoine 55 rue Charles Nungesser - CS 20116 - 29802 BREST
•    Devenez bénévole : rejoindre les ateliers de montage, de numérisation ou de saisie en envoyant un mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Ensemble, sauvons ce patrimoine exceptionnel !

Pour suivre l’avancée du projet, inscrivez-vous à la newsletter du Conservatoire. La première lettre est déjà parue.


 

Armelle, bénévole depuis septembre 2025 


Comment es-tu devenue bénévole sur le projet de l'herbier Louis-Arsène ?
Riveraine du vallon du Stang-Alar, c'est tout naturellement que je suis venue découvrir les herbiers présentés au public lors des Journées européennes du Patrimoine en septembre dernier. J'admirais pour la première fois des herbiers anciens et, en tant que novice, j'ai tout de suite été séduite non pas par leur dimension scientifique mais par l'esthétisme de ces ouvrages.
Sans la discussion avec une bénévole passionnée et convaincante, je n'aurais jamais imaginé avoir les compétences pour participer à l'atelier de restauration de l'herbier Louis-Arsène. C'est donc à l'issue de cette visite que je me suis inscrite pour intégrer ce projet.



Qu'est-ce qui te plaît particulièrement dans cette activité ?
L'accompagnement bienveillant de Claire et Laurence, ainsi que les conseils de bénévoles plus expérimentés, m'ont permis d'acquérir les techniques et de respecter les exigences liées au montage des planches. C'est une tâche que j'affectionne particulièrement. En effet, c'est un vrai plaisir non seulement de découvrir chaque échantillon, son nom, ses détails, le lieu et la date de son prélèvement, mais aussi de réfléchir à la meilleure façon de le positionner et de le fixer.
Participer à la sauvegarde de ce précieux patrimoine, dans une bonne ambiance, en compagnie de personnes venant d'horizons différents, est pour moi une expérience enrichissante et gratifiante.