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Le Jardin



Le jardin du Conservatoire Botanique étire ses 31 hectares au sein d’une vallée encaissée d’environ 1 kilomètre de long. Le microclimat qui y règne n’est pas le seul avantage de ce site.

Il bénéficie en effet de remarquables atouts paysagers :

L’eau est présente partout grâce au ruisseau qui traverse toute la vallée et aux nombreux étangs qui s’égrènent le long du parcours.

Les pentes escarpées sont adoucies par un couvert de bois et de pelouses, et de hautes falaises donnent au lieu toute sa majesté.


 
Les espèces menacées sont cultivées en association avec des plantes d’ornement et de collection.

Dans le jardin, ces plantes sont regroupées par origine géographique tout en respectant au mieux leurs conditions de culture.

Les collections végétales sont ainsi regroupées dans différentes zones du jardin.

Les massifs s’intègrent parfaitement à la végétation spontanée, conférant au jardin un aspect très naturel et ceci pour le plus grand plaisir des visiteurs.

 


Véritable havre de nature aux portes de la ville, le jardin du Conservatoire botanique national de Brest attire de nombreux visiteurs qui viennent s’y détendre, admirer les floraisons printanières et les magnifiques feuillages d’automne, mais aussi pour observer facilement les différentes espèces animales sauvages qui peuplent cette vallée.

Les massifs s’intègrent parfaitement à la végétation spontanée, conférant au jardin un aspect très naturel et ceci pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Véritable havre de nature aux portes de la ville, le jardin du Conservatoire botanique national de Brest attire de nombreux visiteurs qui viennent s’y détendre, admirer les floraisons printanières et les magnifiques feuillages d’automne, mais aussi pour observer facilement les différentes espèces animales sauvages qui peuplent cette vallée.





Jardin remarquable

Le jardin du Conservatoire botanique national de Brest est, depuis 2009, classé Jardin remarquable.

Le label Jardin remarquable a été créé en 2004 par le Ministère de la Culture avec le concours du Conseil national des parcs et jardins.

Il vise à reconnaître et valoriser des parcs et jardins ouverts au public et bien entretenus. Ce label dépasse le cadre des jardins anciens, protégés ou non au titre des monuments historiques, pour inclure le champ des jardins de création récente.

Ce label d’État, attribué pour 5 ans, est renouvelable et révisable. Les critères pris en compte pour l’attribution sont la composition, l’intégration dans le site et la qualité des abords, la présence d’éléments remarquables, l’intérêt botanique, l’intérêt historique (pour les jardins anciens seulement), la qualité de l’entretien.

Le label procure les avantages suivants:

 

mention dans les documents diffusés par le ministère de la culture et de la communication,
possibilité d’obtenir une signalisation routière,
possibilité de prise en compte dans les plans locaux d’urbanisme,
possibilité d’obtenir un agrément fiscal,
appui du Conseil national des parcs et jardins, du Comité des parcs et jardins de France et de l’association régionale.

Le label engage en contrepartie les propriétaires à assurer un entretien régulier de leur jardin, à ouvrir au public au moins 40 jours dans l’année, à participer à une opération nationale les Rendez-vous aux jardins ou aux journées européennes du patrimoine, à mettre une information à disposition du public, à apposer la plaque reprenant le logotype du label.

Aujourd’hui 200 jardins bénéficient de ce label en France.




La zone armorique


À proximité du pavillon d’accueil, vous pouvez découvrir quelques plantes légalement protégées, présentes en Bretagne et plus largement dans le Massif armoricain.

Dans ce parterre, les plantes sont regroupées par niveaux de protection : I'International, National, Régional et Départemental.

Pour chaque espèce, vous trouverez des informations générales sur sa biologie et sa répartition en France.
 

Zone d'armorique
©Cbnbrest


Quelques exemples de plantes...


La bruyère du Portugal : Erica lusitanica


Une petite station de cette plante existe à quelques kilomètres de Brest. Pour éviter sa disparition en Bretagne, le Conservatoire Botanique a réintroduit sur place plusieurs plants de cette bruyère en 1992.

La bruyère du Portugal présente une belle floraison étalée de novembre à mai. Ses boutons floraux d'un joli rose sont particulièrement attractifs. Cette grande bruyère, qui peut atteindre 3 mètres de haut, est protégée par la loi, au niveau national, depuis 1982.

Il ne faut pas confondre cette plante avec la bruyère en arbre (Erica arborea) qui est originaire de Méditerranée, et qui est fréquemment utilisée comme plante ornementale dans les parcs et jardins.


 
Le ciste de Landerneau : Cistus psilosepalus

Dans le Finistère, cette plante est présente à la Forêt-Landerneau le long de la voie de chemin de fer. Peu abondante, cette plante était menacée à cause des herbicides utilisés pour nettoyer les abords de la voie.

Une convention fut passée avec la SNCF afin de ne pas désherber cet endroit.

Parallèlement, le ciste fut mis en culture au Conservatoire Botanique dans le but de le multiplier. En 1988 cette plante fut réintroduite en masse dans son milieu naturel en collaboration avec les associations L'Arche Aux Plantes et Les Amis de la Forêt-Landerneau.
 











La zone Méditérranéeene


Cette zone bénéficie d’une très bonne exposition, et les roches de la falaise jouent le rôle d’un accumulateur de chaleur.

La partie Sud du Conservatoire Botanique regroupe les végétaux les moins rustiques.

Ainsi, malgré 800 millimètres de pluviométrie annuelle, il est possible de cultiver à Brest cactées, palmiers, bambous géants, et autres plantes réputées de climat méditerranéen.

Quelques exemples de plantes...
 

L’Echium des Canaries : Echium pininana
 


En 1972, moins de 500 pieds de cette espèce étaient recensés sur l'île de la Palma aux Canaries, où elle est endémique. Les effectifs ont chuté suite à la destruction de son milieu, au pâturage par les chèvres et à la récolte par les horticulteurs.

Cette plante est d'un très grand intérêt ornemental. Les deux premières années de sa vie, elle se présente sous la forme d'un plant de 80 cm de hauteur, couvert de feuilles rubanées et poilues.

La troisième année, la plante développe une hampe florale pouvant atteindre 6 mètres de haut.En été durant deux mois, cette hampe est couverte de petites fleurs bleues qui attirent les abeilles. A la fin de l'été, la plante entière meurt en laissant une très grande quantité de graines dans le sol.



L’euphorbe du Maroc : Euphorbia nereidum


Cette espèce était présumée éteinte au début des années 1970. Elle fut redécouverte au cours d’un voyage effectué par un membre du Conservatoire Botanique guidé par un enfant berbère.

Cette plante peut atteindre 3,50 mètres de haut. C’est la plus grande des euphorbes herbacées qui existe. Pour trouver plus grand, il faut chercher parmi les euphorbes arborescentes africaines qui peuvent atteindre 15 mètres de hauteur. Malgré son origine, cette plante s’acclimate fort bien au climat océanique.

 




La zone de Chine et d’Asie


L’Asie possède une grande variété de paysages et de climats. Elle abrite une flore spontanée très riche et fournit une part importante des espèces ornementales utilisées dans nos jardins.

De plus la flore sauvage de ces contrées procure des ressources alimentaires comme le kiwi (Actinidia), le kaki (Diospyros) ou le thé (Camellia sinensis).

Elle fournit aussi des ressources médicinales avec l’Eucomia, le Ginkgo, et le Magnolia officinalis.

 

Quelques exemples de plantes...

L’Hibiscus paramutabilis
Cet arbre originaire de Chine est très rare en nature. Cette espèce possède un grand intérêt ornemental.

Ses feuilles densément poilues, ont la forme de celles de l’érable.
Si l’été est suffisamment chaud, de belles et grosses grappes de fleurs blanches s’épanouissent au sommet des tiges à trois ou quatre mètres de hauteur.
 


Le cyprès du Cachemire : Cupressus cashmeriana

Cet arbre peut s’acclimater dans les régions tempérées et méditerranéennes à condition de pousser dans les zones vallonnées humides.

Il est malheureusement menacé dans son aire naturelle d’origine.
Ce très bel arbre au feuillage persistant est originaire du Bhoutan, petit pays à l’Est de la chaîne de l’Himalaya.

Ses rameaux pleureurs et son feuillage vert bleuté en font un remarquable arbre d’ornement.

Il est toutefois assez difficile à cultiver. En effet si la chaleur et l’humidité favorisent le développement de cette espèce, elle ne supporte pas les longues périodes de sécheresse ou de froid vif qui peuvent la faire mourir. Le vent l’endommage aussi facilement.

 






Zone d'Australie et d'Amérique

L'Australie est une vaste île-continent qui abrite une flore et une faune particulières et souvent uniques au monde.


Bien qu'elle soit traversée par le tropique du Capricorne, certaines plantes australiennes provenant du sud ou des régions d'altitudes peuvent s'acclimater en plein air à Brest. 

Quelques exemples de plantes...
 
L'Eucalyptus kartzoffiana

Cette espèce, localisée en Nouvelle Galles du Sud, est très rare.
L'Australie et la Tasmanie sont la patrie des Eucalyptus car plus de 600 espèces différentes se rencontrent sur ce continent.

Certaines espèces y sont largement répandues, d'autres sont extrêmement localisées et rares.

Ce bel Eucalyptus est très riche en huiles odorantes : il embaume l'air les jours ensoleillés et chauds.

L'Amérique présente une palette de climats et de milieux suffisamment importante pour fournir une grande variété de végétaux pouvant embellir nos jardins.

 
     
Le Magnolia ashei

Cette plante menacée est originaire de l'ouest de la Floride où elle pousse dans les sols sableux, profonds et humides.
Ce Magnolia est très proche d'une autre espèce américaine : le Magnolia macrophylla.

Ce dernier possède les feuilles les plus grandes de ce genre puisqu'elles peuvent atteindre 60 cm de long.

Le Magnolia ashei ne possède des feuilles que de 30 centimètres, mais sa fleur, ouverte en juin, dégage un subtil parfum sucré.

 



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dernière mise à jour 01 septembre 2009