Suite aux inventaires réalisés en 2019 dans le département du Calvados par le Conservatoire botanique et son réseau de correspondants bénévoles, la connaissance de la flore sauvage continue de progresser ! 1 nouvelle fiche d'espèce rare et menacée a été publiée et 33 fiches ont été mises à jour dans l'application "Flore du Calvados".

Nouvelle fiche d'espèce rare et menacée

Liste des fiches d'espèces rares et menacées mises à jour

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En 2020, l'Arche aux plantes confirme son soutien au Conservatoire botanique et consacre, grâce à son fonds de sauvegarde, plus de 10 000€ au financement de 5 projets.

5 projets qui bénéficient du fonds de sauvegarde de l'Arche aux plantes

  • le développement écotouristique de l'aire protégée de la Montagne des Français à Madagascar, soutien à la formation des communautés locales au projet de valorisation du nouveau centre écotouristique.
  • la création d'une banque de graines à la pépinière de Solitude à Rodrigues, dans l’archipel mauricien, en partenariat avec le Mauritian Wildlife Foundation.
  • l'exploration botanique de l'archipel Juan Fernandez au Chili et la recherche d'espèces végétales disparues sur l’archipel.
  • l'amélioration de la muséographie des serres tropicales : aménagement de l’espace dédié aux plantes carnivores, et panneau pour présenter la lutte biologique à l’entrée des serres.
  • l'achat de matériel (microscopie) pour le laboratoire et de plantes pour les collections du jardin.

Qu'est-ce que le fonds de sauvegarde ?

Destiné à soutenir les actions d'étude, de préservation et de sensibilisation menées par le Conservatoire, le fonds de sauvegarde a été créé en 1992 par l'Arche aux plantes, il est alimenté lors de la Journée des plantes du 1er mai et des Plantomnales chaque 1er dimanche d'octobre par le droit de place des exposants, la vente de plantes du stand de l’association et par la tombola, ainsi que par 20 % de la cotisation des adhérents.

Depuis sa création, le fonds est intervenu par exemple pour le sauvetage d’une bruyère en Ecosse, du Cylindrocline lorencei à l’île Maurice, du Panicaut vivipare dans le Morbihan, du Rafflesia en Indonésie...

Les prochains rendez-vous de l'Arche aux plantes

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La carte des grands types de végétation des Côtes-d'Armor est en accès libre depuis janvier 2020. Elus, professionnels de l'environnement, habitants curieux ou aguerris, vous pouvez désormais visualiser la répartition des landes, forêts, pairies, roselières et autres grands types de végétation de votre département.

Comment visualiser et utiliser la carte ?



En cliquant sur le bouton, vous accédez à la fiche de métadonnées avec le visualiseur et la notice détaillant la méthode, les résultats, les fiches descriptives de chaque grand type de végétation. Vous y trouverez aussi des précisions sur le contenu de la couche géographique, les sources, les modalités d'utilisation et de citation de la carte.

La légende de la carte est accessible à partir de la fonctionnalité "Couches" dans les pictos à droite. Se trouve alors un picto en forme d'écrou "Informations sur la couche".
 

Quelle analyse peut-on faire du territoire ?

Globalement, le paysage des Côtes-d’Armor est dominé par les cultures. Il est notamment ponctué d’imposants massifs forestiers de résineux (forêts de Lorge, de Loudéac, de la Hardouinais, de Boquen et de la Hunaudaie).

Concernant les végétations naturelles et semi-naturelles, on observe une forte disparité départementale entre l’est et l’ouest. L’ouest est beaucoup plus diversifié. Le bocage y est très dense avec de nombreuses prairies, zones humides, landes et tourbières.

Le massif granitique de Quintin avec sa formation en demi-lune, les vallées boisées du Trégor, le sud-ouest de Lannion ainsi que la fin des montagnes noires et des Monts d’Arrée ressortent nettement.

Chiffres clés

  • 698 400 hectares cartographiés
  • 3 615 km² de cultures
  • 652 km² de forêts sèches et mésophiles
  • 614 km² de végétations naturelles humides

 

Précaution - Les cartes sont seulement visualisables. Si vous êtes un professionnel de l'environnement et de la géomatique, vous pouvez prendre contact avec l'équipe télédétection du Conservatoire botanique pour obtenir les couches et les intégrer à vos logiciels SIG : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

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Contact

Equipe télédétection
Programme "Cartographie des grands types de végétation de Bretagne"
Conservatoire botanique national de Brest
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 

Logos partenaires CGTV bzh

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Voici quelques informations utiles pour vous aider à déterminer Salicornia pruinosa et les salicornes vivaces (Arthrocnemum, Sarcocornia, Salicornia). Vous trouverez notamment un document de travail proposé par le Conservatoire botanique (Hermann Guitton) qui décortique ce groupe pour motiver les observateurs à regarder ces critères en détail.

Critères morphologiques principaux à examiner

  • port de la plante et niveau de l'enracinement des tiges
  • pilosité des graines : disposition et forme des poils

Commentaires

La nomenclature et la taxonomie des salicornes vivaces ont évolué dans le temps et évoluent encore. En attendant une clarification, différents noms usuels sont volontairement utilisés afin de "parler" à un maximum de personnes (cela a également un impact sur la dénomination des syntaxons en présence).

Deux taxons sont habituellement signalés sur le littoral nord-atlantique : Arthrocnemum fruticosum et A. perenne (nommés également sous les genres Sarcocornia et Salicornia). Des études micromorphologiques et phylogénétiques récentes montrent que le premier taxon est une plante strictement méditerranéenne. La plante nommée ainsi sur la façade atlantique l'est donc par erreur et correspond à un autre taxon dont l'identité est à préciser.

De plus, un taxon récemment décrit d'Espagne, Sarcocornia pruinosa (également nommé sous le genre Salicornia) a été découvert sur le littoral nord-atlantique. Des individus intermédiaires entre S. pruinosa et S. perenne posent par ailleurs question. Des investigations de terrain doivent être entreprises de façon plus poussées et sur un large territoire.


Arthrocnemum perenne • Thomas Bousquet (CBN de Brest)

Arthrocnemum perenne • Rémy Ragot (CBN de Brest)

Documents de référence 

En 2020, le nouveau siège du Conservatoire botanique national de Brest sort de terre. Ce bâtiment, porté par Brest métropole avec le soutien financier de la Région Bretagne, du Département du Finistère et de l'Etat, offrira des équipements et des conditions de travail adaptées pour porter plus haut ses missions scientifiques et techniques.

Eric Guellec, président,
le comité syndical
et l'équipe du Conservatoire botanique

vous présentent leurs meilleurs voeux
et souhaitent que 2020 apporte de nouvelles perspectives
pour les Conservatoires botaniques nationaux et la préservation de la biodiversité.

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