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Connaître et conserver le patrimoine végétal du littoral de Bretagne et des Pays de la Loire
Présentation du site
mise à jour : novembre 2003














      Bienvenue sur le site "Connaître et conserver le patrimoine végétal du littoral de Bretagne et des Pays de la Loire". Vous allez pouvoir obtenir des informations générales (textes, photos) sur les plantes et les milieux naturels du littoral ou consulter des données précises sur la flore et la végétation (cartes, listes, commentaires) de secteurs particuliers.
      
      

      De novembre 2000 à octobre 2003, le Conservatoire Botanique National de Brest a porté, grâce au financement du ministère chargé de l’environnement et des Directions Régionales de l’Environnement des Pays de la Loire et de Bretagne, un programme d’élaboration d’un état de référence de la flore et de la végétation littorales terrestres dont les résultats sont aujourd’hui diffusés sous l’intitulé « Connaître et conserver le patrimoine végétal littoral de Bretagne et des Pays de la Loire ».
      
      Découlant de l’expérience de la marée noire due au naufrage de l’ERIKA en décembre 1999, ce programme entend apporter, dans le domaine des espèces et des communautés végétales littorales terrestres, une réponse à la nécessité qui était alors apparue à de nombreux acteurs de la dépollution, de disposer d’outils de connaissance et de prise en compte des enjeux patrimoniaux majeurs.
      
      L’objectif poursuivi est donc de doter le domaine littoral terrestre d’un état de référence sur le patrimoine végétal des deux régions de Bretagne et des Pays de la Loire (espèces et habitats) qui puisse servir d’outil d’aide à la décision (diagnostics, cartes …) dans le cadre des plans de lutte contre les pollutions marines (POLMAR) mais aussi dans le contexte beaucoup plus général de la gestion courante du littoral. En effet, s’il est vrai que ces besoins sont apparus de manière aiguë dans le contexte de crise de la marée noire de l’ERIKA, la problématique de la prise en compte du patrimoine naturel se pose au moins tout autant dans les procédures quotidiennes d’aménagement et de gestion de l’espace littoral dont on connaît les dégradations subies depuis plusieurs décennies.
      
      En s’appuyant sur les connaissances déjà acquises, l’élaboration de cet état de référence repose sur le principe d’un diagnostic de la flore (espèces) et de la végétation (communautés végétales ou habitats) patrimoniales du littoral de Bretagne et des Pays de la Loire et parallèlement sur un effort particulier de mise à disposition (de porter à connaissance) des informations utiles et nécessaires aux différents responsables du devenir du patrimoine naturel littoral.
      
      

      Un inventaire et une cartographie à l’échelle du 1/5 000 de la flore et de la végétation littorales terrestres ont été réalisés sur l’ensemble de la Bretagne et des Pays de la Loire. La zone étudiée correspond à une bande littorale parallèle à la ligne de rivage s’étendant, côté continent, aux différents habitats présentant un caractère littoral (dans la limite de conditions eu-saumâtres) et, côté mer (à l’intérieur de l’estran), aux zones abritant des milieux composés de végétaux supérieurs à l’exception des herbiers à zostères.
      
      La méthode de travail repose d’une part sur des investigations de terrain conduites par des botanistes et des phytosociologues qui ont inventorié, cartographié et décrit de manière fine les stations d’espèces végétales et les ensembles d’habitats à forte valeur patrimoniale. Sur le terrain, les différents critères permettant d’évaluer leur état de conservation, leur sensibilité et les conditions nécessaires à leur maintien, ont été relevés. Compte tenu des moyens humains attribués, ces prospections de terrain ont été ciblées sur certaines portions du littoral, notamment, pour la bretagne, en dehors des sites Natura 2000 qui font par ailleurs l'objet d'autre démarches d'inventaire et de cartographie.
      
      D'autre part, la méthode a fait appel à une interprétation semi-automatique de photographies aériennes numériques géoréférencées (orthophotographie littorale établie par l’IGN et le CETE, mise à disposition par le Ministère de l’Equipement) selon des techniques empruntées à la télédétection satellitaire (travail effectué par le bureau d’étude Télédétection Biologie Marine). Cette approche a permis de cartographier au 1/5000 et en continu les grands types de milieux de l’ensemble des côtes de Bretagne et des Pays de la Loire (à l’exception des îles).
      
      L’ensemble des données est géré sous base d’information géographique. L’interface d’interrogation de la base de données sur internet a été développée à partir de logiciels libres (Mapserver, PostgreSQL …).
      
      
      

      

      Contributeurs principaux

      BERNARD Nathalie (TBM) , cartographie des grands types de milieux
      BRINDEJONC Olivier (CBNB) , gestion du SIG et création du site internet
      CANADO Guillaume (TBM) , cartographie des grands types de milieux
      CHAUVAUD Sylvain (TBM) , coordination cartographie des grands types de milieux
      COIC Nolwen (TBM) , cartographie des grands types de milieux
      DURAND Sonia (CBNB) , secrétariat du programme
      FILLAN Martin (TBM) , cartographie des grands types de milieux
      GUITTON Hermann (CBNB) , botaniste
      HOPKINS Frantz (CBNB) , botaniste - phytosociologue
      LACROIX Pascal (CBNB) , coordination
      LAMARQUE Philippe (CBNB) , saisie des données
      LE BAIL Jean (CBNB) , botaniste - phytosociologue
      LE NEINDRE Marie (TBM) , cartographie des grands types de milieux
      MAGNANON Sylvie (CBNB) , coordination
      SALIS Eric (CBNB) , saisie des données
      TRAVERT Nathalie (CBNB) , conception et gestion du SIG
      
      Autres contributeurs

      ANNEZO Nicole (CBNB) , documentation
      CHAMARD-BOIS Pierre (CBNB) , appui à la conception du SIG
      GUYADER Dominique (CBNB) , maintenance informatique
      LACHAUD Aurélia (CBNB) , botaniste
      MALENGREAU Daniel (CBNB) , coordination
      PAPION Catherine (CBNB) , secrétariat
      PONCET Florence (CBNB) , porter à connaissance
      
      Ainsi que :
      BENON Patricia, BOBIERE Delphine, DEBOUCHAUD Aurélie, SOURISSEAU Sandrine, THOMASSIN Guillaume, VERDIER Cécile, stagiaires au CBNB et à TBM
      
      Remerciements à Pierre VIGNE (CETE Normandie-Centre) pour la vectorisation de la cartographie des grands types de milieux.

            CBNB : Conservatoire Botanique National de Brest
            TBM   : Télédétection Biologie Marine

      “ Un Conservatoire Botanique agréé est un établissement qui a choisi de consacrer tout ou partie de son activité à la connaissance et à la Conservation du patrimoine végétal sauvage français dans une diversité aussi large que possible, ainsi qu’à l’éducation du public dans ce domaine ” (cahier des charges des Conservatoires Botaniques Nationaux).
      
      Le Conservatoire Botanique National de Brest, agréé par le Ministère en charge de l'environnement en 1990, exerce sa mission sur un territoire couvrant les régions Bretagne, Basse-Normandie et Pays-de-la-Loire (Sarthe exceptée).
      
      La première mission exercée par le conservatoire est une mission de connaissance de la flore. En effet, toute action de préservation de la flore nécessite une bonne connaissance de la localisation des espèces et de leur niveau de rareté et de vulnérabilité. Cette connaissance est fondamentale pour l'édification et la mise à jour des listes d'espèces végétales légalement protégées, ainsi que pour la sauvegarde in situ des stations des espèces menacées.
      
      La conservation in situ, visant à sauvegarder les populations naturelles des espèces et à maintenir leurs biotopes, est l'objectif final poursuivi par tous les Conservatoires agréés. Pour cela, différents moyens sont utilisés, comme l'information des propriétaires et des gestionnaires de terrain abritant des espèces rares, ou la proposition de mesures réglementaires de protection des espèces. Les Conservatoires Botaniques Nationaux ne sont pas des gestionnaires d'espaces naturels mais en complète complémentarité d'action, ils apportent informations, conseils scientifiques et aide technique aux gestionnaires d’espaces (Conservatoire du littoral, Conseils généraux, conservatoires des sites, parcs naturels...), notamment pour la préservation et la gestion des espèces végétales dans ces espaces protégés.
      Complémentaire de la conservation in situ, la multiplication en culture constitue parfois une étape indispensable en vue du maintien ou de la restauration de populations menacées. Un cadre réglementaire précis et une déontologie très stricte régissent les opérations de renforcement de stations ou de réintroductions ; de grandes précautions sont prises pour garantir l’intégrité et la représentativité du patrimoine génétique conservé. Tout risque d’hybridation ou de sélection même involontaire doit être écarté dans cette phase beaucoup plus délicate qu’on ne l’imagine souvent.
      
      Les missions d'information et d'expertise pour le compte des administrations, des établissements publics et des collectivités locales intervenants dans l’aménagement et la gestion du territoire, constituent une part importante de l'action du Conservatoire Botanique. Ces missions portent en premier lieu sur l'évaluation de la flore et des milieux de certains sites naturels et sur la présence d’espèces végétales rares menacées ou protégées. La participation à un certain nombre d'instances consultatives permet de veiller à la prise en compte des enjeux floristiques dans les documents d'urbanisme. Avec l'entrée en vigueur de la Directive Habitats, les actions autrefois centrées sur les espèces, ont été élargies aux milieux naturels.
      
      Loin d’être mineure, la mission d'information et de sensibilisation du public à la richesse de la flore sauvage et à l’importance de sa conservation constitue un axe majeur de la politique des Conservatoires Botaniques Nationaux. Nombre d’espèces régressent victimes de l’indifférence, de la méconnaissance de leur intérêt voire même de leur existence. A Brest, une part importante de l'activité du conservatoire est réservée à l'accueil du public.
      
      La dimension internationale du Conservatoire Botanique National de Brest
      Fondé en 1975, le Conservatoire Botanique fut historiquement le premier Jardin Botanique au monde à se consacrer uniquement à la sauvegarde des plantes menacées de disparition. Avec près de 1 500 espèces menacées en culture, Brest gère et entretien l'une des plus importantes collections au monde de plantes en danger d'extinction. Celles-ci sont conservées en culture sous serres ou en plein air, ou au froid, par conservation des graines en congélateurs. Les espèces les plus rares font l’objet d’une multiplication intensive en vue de les diffuser auprès d’autres Conservatoires et Jardins Botaniques, et de conduire, si possible, des opérations de réintroduction en nature. Fort de son expérience dans le domaine de la conservation ex situ, le Conservatoire tente actuellement, à la demande et avec le soutien de responsables de jardins botaniques, de promouvoir l'idée d'un secrétariat international pour la conservation des espèces en limite extrême d'extinction dont le rôle serait d'inciter à la conservation de ces plantes et d'organiser la coordination des actions internationales dans ce domaine.



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